C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’American Psychological Association en mars 2021.

Les responsables de cette étude, portant sur les conséquences du stress, ont demandé à 2804 hommes et femmes, de 25 à 75 ans, à quel niveau de stress ils estimaient être confrontés journalièrement. Ces chercheurs se sont ensuite intéressés aux personnes déclarant ne rencontrer aucun stress particulier de manière régulière (environ 10% d’entre-elles). 

En examinant de plus près les résultats de différents paramètres, ils en ont conclu que ces personnes ressentaient un bien-être émotionnel plus important, qu’elles présentaient moins de problèmes chroniques de santé comparativement aux autres personnes de l’échantillon mais aussi qu’elles obtenaient de moins bons résultats aux épreuves cognitives (raisonnement, résolution de problème…).

Après analyse des profils, il est ressorti qu’il s’agissait plutôt d’hommes plus âgés et peu engagés dans la vie sociale.  

Ces données les incitent à penser qu’une dose raisonnable et occasionnelle de stress liée à une forme d’engagement social permet au cerveau de maintenir un niveau réactif en étant plus créatif, davantage capable de concentration mais potentiellement au détriment d’un bien-être physique et émotionnel…

► Qu’en penser ? Rassurant ? Ou pas … 😉

► Dans tous les cas, apprendre à gérer son stress, c’est-à-dire par exemple neutraliser certains stresseurs qui peuvent l’être ou renforcer ses stratégies personnelles d’adaptation, permet de rester dans une exposition davantage acceptable.

Source : Charles, S. T., Mogle, J., Chai, H. W., & Almeida, D. M. (2021). The mixed benefits of a stressor-free life. Emotion, 21(5), 962–971. https://doi.org/10.1037/emo0000958